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CANADA : un marché attractif pour les PME innovantes françaises |
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Le Premier ministre a préféré s'entourer d'une douzaine de PME innovantes plutôt que de grands noms de l'industrie habitués des déplacements officiels.
Si son nom est moins souvent cité que la Chine ou l'Inde, le Canada reste, dans le secteur de l'innovation, un marché tentant pour les PME françaises. Une fois n'est pas coutume, la délégation d'entreprises qui accompagne Dominique de Villepin au Canada ne compte d'ailleurs pas de grands groupes.
Le Premier ministre a préféré s'entourer d'une douzaine de PME innovantes plutôt que de grands noms de l'industrie, habitués des déplacements officiels. « Une croissance proche de 4 %, l'ouverture sur le monde anglo-saxon, une forte concentration dans les nouvelles technologies constituent autant d'attraits » pour privilégier ce marché explique, aux « Echos » Patrick Deleau, le président de l'entreprise Legal Suite, société d'édition de progiciels juridiques, qui compte parmi ses clients près de la moitié des entreprises du CAC 40. Au point que cette PME de 30 personnes, dont le dirigeant accompagne le Premier ministre, a décidé d'ouvrir à Montréal sa première filiale internationale. « Je devrais signer le bail des locaux pendant ce déplacement et nous effectuerons les premiers entretiens de recrutement », explique-t-il encore.
Deuxième investisseur étranger
Cette filiale, qui emploiera sept personnes, devrait être opérationnelle début 2006. Confiant dans la santé du marché canadien, Patrick Deleau estime que sa filiale « sera à l'équilibre dans le courant de son troisième exercice pour un investissement d'environ 1,5 million d'euros ». Pour autant, si les coûts de développement « sont attractifs », il met aussi en garde contre l'idée répandue selon laquelle investir au Québec serait plus facile pour les Français. « Ils sont redoutables en affaires et le bilinguisme est une nécessité », avertit-il.. Si la France est le deuxième investisseur étranger (derrière les Etats-Unis, mais devant le Royaume-Uni), l'essentiel de la présence française se concentre à 90 % au Québec et en Ontario.
Cette filiale, qui emploiera sept personnes, devrait être opérationnelle début 2006. Confiant dans la santé du marché canadien, Patrick Deleau estime que sa filiale « sera à l'équilibre dans le courant de son troisième exercice pour un investissement d'environ 1,5 million d'euros ». Pour autant, si les coûts de développement « sont attractifs », il met aussi en garde contre l'idée répandue selon laquelle investir au Québec serait plus facile pour les Français. « Ils sont redoutables en affaires et le bilinguisme est une nécessité », avertit-il.. Si la France est le deuxième investisseur étranger (derrière les Etats-Unis, mais devant le Royaume-Uni), l'essentiel de la présence française se concentre à 90 % au Québec et en Ontario.
C. F.
Les Echos n° 19532 du 02 Novembre 2005 • page 7
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